II. La fesse dans tous ses ébats |
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Le stringCoïncidence chronologique, pendant que la taille basse des pantalons s’instituait de façon définitive sur les plus « tendance » de nos contemporaines, le string, ce ridicule morceau de tissu maintenu par deux ficelles, dont la vertu principale est de se faire oublier, s’imposait lui aussi sur un public encore plus large. En fait, en faisant disparaître les marques disgracieuses de la culotte, on évoque une possible nudité et son cortège de phantasme. La rencontre contre-nature de ces vêtements est d’autant plus dissonante que le string se porte très haut, sur les hanches et le pantalon très bas. |
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Aussi, inévitablement, il est des situations où cette indépendance des appuis se remarque. Je pense ici à la femme aperçue sur un ban, lovée contre son compagnon. Son mouvement pour l’enlacer dénudait le bas de sons dos abaissant la taille déjà basse de son jean en dévoilant copieusement le haut de son string rose à froufrou. Les volutes n’étaient pas sans évoquer les fleurs en caoutchouc décoratives qui garnissaient les bonnets de bain de nos mères. Étonnant et remarquable assortiment qui me rappelle mon âge et la distance qui me séparent désormais des bans de la fac. |
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À l’heure où je vous écris, sont apparus les
minis strings, on devine que ce n’est pas la ficelle qui justifie le
préfixe et je n’ose pas imaginer la nouvelle surface du triangle de
tissu, ni même son utilité pratique. À quand l’autocollant ou le Velcro qui nous libérera totalement ? |
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Les textiles modernesLes beaux jours constituent de toute évidence la période propice à l’observation de spécimens sauvages, évoluant en pleine nature. Courtes vêtues, débarrassées des méchantes pelisses hivernales, les femelles déambulent à l’affût des premiers rayons d’un soleil plus assidu. C’est le temps des toiles à la transparence équivoque ainsi que les pensées qu’elles font naître. Les secrets de la fesse et la fesse cachée se trouvent soudain en relief, faisant renaître des bouffées de testostérones. |
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C’est ainsi que les jupes se raccourcissent, que le pantalon ajusté épouse mieux que la peau l’intimité de la charmeuse. Cette proximité a ses revers, à chaque pas qui tend le tissu comme il gonfle la fesse, il dénonce le grain de peau d’orange des moins chanceuses. On se prend alors à regretter le temps des cotonnades pudiques et des épaisseurs de jupon qui laissaient à la belle tout son mystère et à l’effeuillage son attrait. C’était l’époque où tout était possible ; de l’extase d’un interminable dépouillement jusqu’à la prise à la hussarde que permettaient les culottes percées. |
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Autres temps autres mœurs, aujourd’hui tout est dévoilé, pré palpé par des yeux blasés par tant de sollicitations. Certes, il arrive encore que nous soyons surpris au hasard d’un tissu soyeux ou d’une posture insolente le regard capte le détail qui lancera notre esprit sur le chemin du fantasme ou plus souvent vers un sourire aussi gêné que moqueur. Car avouons-le, la soif se coupe à trop en voir, et le ridicule devient criant. Loin de faire des envieux, ces fesses n’en sont plus vraiment, et le personnage risque le quolibet qu’engendre l’embarras du badaud dont les joues rougissent encore de cet intérêt vulgaire et interdit. Et ce n’est pas étonnant ? Car plus impudique qu’une nudité mutuelle consentie, cette intrusion intempestive dans l |
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WonderfessesWonderbras, un nom emblématique fait irruption dans mon cercle de recherche. Cet accessoire, enjoliveur de poitrines baisse d’un ton en s’attaquant aux culs. Sa mission, faire aussi pigeonner les fesses. Cette prothèse du pauvre vient semer le trouble dans mon propos en réformant la fesse dans l’attente d’actes plus radicaux comme l’avènement inévitable des slips thermo moulés. Un artifice qui sera bientôt un luxe si le pétrole continue sa hausse vertigineuse entraînant les plastiques en tout genre. |
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| À moins que le bois ne prenne la suite ou un acier spécial dont la douceur et l’élasticité fait de notre sidérurgie nationale un fleuron jalousé dans le monde. | ||||
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Déjà inoxydable, cette cotte de mailles sera le mariage du fil de fer et de la dentelle de Calais. Simple ou version barbelée, elle rajeunira définitivement les silhouette les plus décaties dans un cliquetis de tous les diables. L’usure des mailles façonnera un fil si fin et
si soyeux, un tranchant, si effilé que cette culotte de chasteté
interdira toute confrontation, au risque d’y laisser un doigt, une
main, une langue. Mais les hommes ne seront pas en reste et cela risque de faire des étincelles. |
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| Heureusement
on la retrouve aussi posée avec délicatesse à mi-chemin d’une
taille ferme et lumineuse libérant les fossettes des reins et le début
d’un sillon vertigineux.
Suite... |
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