V. Les 5 époques de la fesse |
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1. Avant saison et LolitasJe voulais passer rapidement sur une longue époque préliminaire, celle où la fesse est protégée. Par conviction et surtout par respect pour le sport, je voulais initialement éluder ce sujet sulfureux. Mais le souvenir des lolitas, sans cesse ravivé par les médias, me pousse à écrire un peu plus sur ce sujet. Et oui, c’est frais, c’est jeune, c’est vierge ? Ça excite… Trop sans doute. D’ailleurs est-ce le corps juvénile qui attire ou l’impression malsaine d’être tout puissant, de dominer et de pouvoir façonner l’enfant naïf. |
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C’est si simple de promettre la lune, le succès, la gloire ou simplement un amour qu’on ne voudra pas donner à une jeunesse crédule en mal d’espoir et de référence. C’est justement sur ce terreau fertile que réapparu
à la fin du XXe siècle un nouveau modèle de « femme » ;
Discrètement, par petite touche, puis largement
affichée, starisée à demi nue, |
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Que vont-elles devenir et surtout que vont devenir toutes celles qui moins bien accompagnées les imitent, le nombril provocant, les piercings à l’air et le tatouage racoleur et le string en goguette. Tout cela pour attirer les regards concupiscents sur ce jeune corps. La fillette veut croire sans méfiance que l’adulte lui veut du bien, sans intérêt. Mais rien n’est vraiment gratuit, anodin et la frontière entre la caresse affectueuse et l’attouchement pervers est ténue. Nombre s'y sont déjà perdus aveuglés par le désir. Qui peut jurer ne jamais transgresser cette limite un jour d’abandon ? Un jour, où appâté par tant d’invitations, tout se brouille, où l'enfance disparaît avec les interdits et les conventions. D’ailleurs ces tabous ne sont pas universels dans le monde des hommes. Que penser de la petite fille mariée à 5 ans ou plus jeune encore, pour assoire la pérennité sociale de sa famille ou simplement sa survie ? Certes, l’usage de séduire la jeune femelle au premier jour de sa fertilité est habituel dans le mode animal. Il est légitimé par la durée de vie de l’individu et les impératifs de la reproduction de l’espèce. Mais, en sommes nous encore là ? S’agit-il toujours de survie ou d’une rémanence sociale dépassée ? Pour le marketeur, l’histoire de Bien plus qu’une niche, ce sont des millions de crédule qui achèteront et consommeront « Lolita » et peu importe les signaux qu’elles adresseront innocemment aux prédateurs que sont les adultes. Un ventre nu où scintille un éclat, une cuisse découverte jusqu’à sa racine, une fesse soulignée par les arabesques stériles du tatoueur, des sous-vêtements d’un autre âge travestissent les aspirations et la réalité de la gamine |
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Laissons-la se préparer aux ravages que l’on sait. Certes, la croupe juvénile prendra encore quelques années à grandir, à éclore et à s’affirmer timidement comme la femme qui la supportera. Enfin armée de ses premières épines, elle se
lancera dans le jeu de la vie, de l’amour et commencera l’inévitable
parade nuptiale. En attendant, elle fourbit ses armes, même si c’est pour notre malheur. |
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2. L’éveilPour appréhender la réalité des hypothèses émises il fallait pouvoir bénéficier d’un groupe homogène. L’occasion me fut bientôt fournie, alors que je prenais un café sur une terrasse du Quartier Latin à proximité de l’École des Beaux-Arts. L’horaire étant propice, un défilé d’étudiantes affichant leurs vingt ans, s’improvisa devant moi. Imaginez-vous, sous les rayons obliques du soleil, un petit café à la main sans autre obligation que de scruter consciencieusement ses centaines de croupes parfaites. Ces hanches presque maternelles étaient en effet toutes admirables dans leur diversité ; Portées hautes par de longues jambes sportives, plus basses, plus rebondies, démesurées ou neurasthéniques, formulant chaque fois un nouveau serment. Toutes savent déjà se montrer naïves, insolentes, évocatrices, sensuelles, aguicheuses et aussi pudiques, maladroites et toujours riches des promesses d’une maturité qui n’en finit pas de venir. Tantôt Ingres, tantôt Klimt, Dali, Botero, … Tout un monde de croupes se présenta à moi. Ce matin-là-la, seul conscient, j’assistais au plus varié des défilés. Exit les podiums et leurs squelettes faméliques à la démarche inhumaine. Mes mannequins à moi sont bien vivants. Rien ou presque à esquiver. Juste un choix définitif impossible. Car si l’homme goûte volontiers à l’aspect esthétique pétrifiant, mon rôle scientifique m’encourage à m’effacer derrière un angle statistique et quantitatif moins impliquant. |
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Cette hanche chantée par les épicuriens, encensée par le troubadour, parcourue par le séducteur se présentait comme sa propriétaire le prétendait : Discrète ; dans un large pantalon ou une longue jupe, de toile épaisse loin du corps pour être loin des yeux, loin du détail d’un cul qu’on imaginait trop rond. Inhibée ; les pants d’une large tunique aérienne forment un écran supplémentaire. |
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Nature ; la bête est présentée sans artifices apparents, rien ne semble ostentatoire dans ces coupes américaines à la longueur raisonnée. Satisfaite ; la fine toile épouse un demi corps déclaré ravissant par sa fière détentrice. Les poches arrières ont disparu libérant totalement la rondeur ferme. Ou bien la jupe raccourcie souligne-t-elle un galbe ou une cuisse longue. |
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Provocante ; le vêtement moulant le corps jusqu'à le façonner en le contraignant de toutes parts, chaque couture ajustée s’insinuant dans l’intimité d’un corps esclave. Une ceinture suspendue comme un leurre parachève le piège. La jupe dépasse à peine de ce bandeau et l’on se prend à attendre le mouvement ou le courant d’air qui dévoilera une fesse hypothétiquement déshabillée par un string. Toutes ces demoiselles avaient un point commun. Leurs fesses restaient toutes ostensiblement dans le périmètre que dessine nettement la culotte standard. Et l’horizontalité du sillon souriant qui annonce le haut de la cuisse coïncidait bien avec l’emplacement des coutures. |
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Ce sourire, largement vérifié depuis, ce sera LA caractéristique essentielle de ce groupe et le signe qui permettra de qualifier à coup sûr la femme au printemps de sa fesse. |
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