V. Les 5 époques de la fesse |
||||
La femmeCe premier principe établi, la datation des périodes devient à la fois plus simple. Le repérage des limites de cette saison devient plus subtil, plus sujet à interprétation personnelle. Car à présent notre sujet ne joue plus les naïfs, il connaît son emprise sur le chasseur au point d’en inverser les rôles. La croupe tutoyée sait tout son pouvoir d’attraction sur le regard viril, sur le phantasme du badaud et sur les doigts de l’amant. |
||||
|
Elles ont appris à apprivoiser à leur avantage et à travestir une image changeante. L’impact des grossesses sur les hanches se voit, l’épanouissement du bassin a définitivement ouvert le corps pour lui donner une nouvelle plénitude.Car la fesse a entamé sa lente et inexorable migration de façon inégale, inégalitaire. |
|
|||
|
Dans ce contraste fessier, il est difficile de s’exprimer définitivement, disons simplement que l’été vient après le printemps et avant la chute des haricots. Chacun restant libre de les cueillir quand bon lui semble.Il existe cependant un point de repère qui consiste en l’apparition d’une seconde paire de rides rayonnant plus bas, particulièrement évidente en position verticale Pour ma part, si la fesse ne me fait plus envie, c’est que l’automne est arrivé pour elle.Cela peut vous sembler un peu simpliste et sans doute peu précis, mais cette frontière évolue à force de mon âge. Alors pourquoi vouloir élever une barrière sur une frontière si mouvante. Devant tant de visages rebondis, dont le sillon
se creuse et les joues faiblissent restons humbles et célébrons une |
||||
|
L’automneLes fesses ne sont plus autant aussi, certaines même ont manifestement baissé plus que les bras. Si elles ont su mieux résister à l’outrage du temps par quelque alchimie mystérieuse, de génétique, de diététique, d’exercices, ... l’immense majorité n’est plus à la hauteur. |
|||
|
Couverte d’un sac, les plus ingrates, se laisse vaguement ballotter. À chaque pas elle souligne un peu plus le cheminement de jambes lourdes berçant le regard amusé quand elle arrive à vaincre l’indifférence.Pour les plus audacieuses, c’est le temps des tentatives désespérées, des liposuccions fébriles et des chirurgies destructrices des adjonctions de toutes sortes. La fesse se maquille, se farde, s’enveloppe, se grime désespérément et se contraint dans l’attente d’une libération nocturne qui lui permettra de s’étendre violemment hors de sa contention, hors de l’artifice d’un coton aux couleurs excentriques, d’une broderie de trop ou d’un pompon ridicule. Mais ces grandes manœuvres, déjà vouées à l’échec, ne trompent réellement que la propriétaire qui, mystifiée par une réparation chèrement acquise veut s’imaginer une nouvelle illusion.Quelques beaux, vieux ou non, tenteront leur chance et feront mine d’être dupe de ces artifices éloquents, l’espace d’une caresse. Pour s’en convaincre croisez l’œil triomphant de cette femme ressuscitée qui constate le poids de votre regard sur le fruit d’un énième régime qui accompagne sa gymnastique quotidienne source de tant de mauvaise humeur. |
||||
|
Elle vous a vu, elle a senti que vous l’observiez, et elle ne veut pas se demander, si finalement vous la désirez. Elle ne vous avouera jamais son amour de
l’avoir remarqué, de l’avoir rendu jeune et désirable, de
l’avoir récompensé de tant de privations. Est-ce une victoire chère payée pour renaître ne serait-ce qu’un instant dans le regard des autres ? |
|
|||
|
La plénitudeIl n’y a plus de fesses, il n’y a plus rien qu’une cellulite en friche envahissante ou au contraire une morne plaine qui semble avoir renoncée à tout réconfort. |
|||
|
Le corps tente de crier une sécheresse quelques fois masquée par une exubérance excessive. Mais ne nous y trompons pas, le cœur y est toujours pour celui qui a connu ce cul à une autre saison et qui ne l’a pas vu changer. Moins assidu que dans les premières étreintes, il ne s’en contente pas. Pour lui, ce dernier est toujours celui qu’il effleura un jour, et auquel il se mélangera encore. Par habitude peut-être, par reconnaissance aussi ou par le secret d’une libido qui a su se muer en une affection indéfectible, il l’aime toujours. C’est ainsi que ces couples d’un autre temps se promènent toujours la main dans la main et l’œil brillant, malgré le siècle qui s’approche. |
||||
|
Et l’on peut bien en sourire de tendresse,
s’ils cumulent tous les traitements de Encore un mot pour conclureComme vous l’aviez sans doute pressenti, tout ceci n’est qu’indicatif. Il n’y a pas de cohérence définitive entre l’âge civil et l’aspect d’une croupe.Cependant, muni de ces quelques remarques, chacun aura le loisir de choisir ses critères de prédilection en toute subjectivité avant de se lancer dans la traque. Devons nous le rappeler chaque saison apporte son lot de satisfactions et d’inquiétudes. |
|
|||
Dans tous les cas, … C’est vous qui choisissez.AJOUTER CETTE PAGE AUX FAVORIS Tags : Fesses, Dieu, Best-seller, théorie, citations, femme, automne |
||||
|
||||